La lutte contre le racisme, le sexisme et autres tristes « ismes »

Diversité, équité et inclusion

Canada, printemps 2021 – Dans mon pays, ce printemps fut déchirant. En mai, 215 petits corps ont été découverts sur le terrain d’un ancien pensionnat en Colombie-Britannique. En juin, l’Ontario a dû enterrer une famille musulmane de 4 personnes tuées par la haine. Et au moment de publier ce texte, le Québec a accumulé 13* féminicides depuis le début de l’année.

Dans mon travail pour aider les organisations à reconnaître la richesse des différences, j’apprends tous les jours. J’apprends combien il est difficile de comprendre et d’accepter les différences à plusieurs niveaux. J’apprends comment nous nous rabattons trop rapidement sur le confort de ce qui nous ressemble. J’apprends comment la volonté de changer, de s’adapter et de comprendre coexiste avec la réticence, la résistance et le manque de volonté. J’apprends que même avec les meilleures intentions, favoriser la diversité, l’équité et l’inclusion dans une communauté ou une organisation demeure une lutte constante et difficile.

S’engager dans la bataille

Bien qu’ardue à mille égards, c’est une bataille dans laquelle il faut s’engager, car c’en est une que l’on ne peut pas perdre. Pas si l’on espère une vie meilleure pour nos enfants, nos familles et nos femmes. Pas si l’on souhaite un monde meilleur pour nous-mêmes, nos communautés et nos organisations. Impossible alors de perdre cette bataille. Mais comment éradiquer ces persistantes manifestations de haine ? Ma réponse est simple : je l’ignore.

De toutes mes années à explorer et à m’immerger dans d’autres cultures par le biais de mon travail, de mes voyages et de mes études, j’ai appris. J’ai développé des compétences culturelles, utilisé des outils de pointe et fait référence à des modèles toujours dynamiques pour m’aider et guider les autres dans cette lutte. Mais il y a un aspect que je n’ai jamais pu saisir et encore moins gérer : la haine.

Haine, préjugé et extrémisme

Lorsque la haine s’ajoute à l’équation, ma compréhension s’effrite. Je désespère. Mon cerveau droit s’active, et soit je me retire avec incrédulité ou je monte aux barricades en colère — et basta l’objectivité professionnelle imposée ! Je ne comprends tout simplement pas pourquoi ou comment cela est possible.

Mais c’est pourtant le cas. De nos jours, la haine sévit trop souvent dans mon pays et à l’étranger. Heureusement, nous assistons à l’émergence d’initiatives attaquant la haine de front. Des initiatives comme la création d’un réseau mondial contre la haine par Facebook Canada et le Center on Hate, Bias and Extremism de l’Université Ontario Tech pour faire avancer la recherche afin de prévenir la haine, les préjugés et l’extrémisme.

Au-delà de la sensibilisation à la DEI

Bien sûr, on fait aussi beaucoup pour sensibiliser à la diversité, l’équité et l’inclusion. Mais si je crois que tout effort est louable, je crois aussi qu’il nous faut franchir le cap de sensibilisation. L’horrible coût du colonialisme, du racisme, du sexisme et de tous les autres tristes « ismes » est manifeste dans les médias jour après jour. Il est évident dans nos communautés, dans nos organisations et dans nos vies chaque jour. Si la prise de conscience a sérieusement augmenté, la bataille elle, se déplace maintenant vers l’éducation et l’action. Plus que jamais, il est temps de s’éduquer puis d’agir. Vraiment agir.

* Triste constat : En rédigeant la première version de cet article, le nombre de femmes tuées était de 11. À sa relecture, ce chiffre est passé à 12. Et le jour de la publication — un jour plus tard — j’ai dû augmenter le nombre encore une fois. D’une troublante tristesse…

Explorez les programmes de formation d’ACCULTURA pour aider votre organisation à naviguer dans la diversité, l’équité et l’inclusion.

 

Photo par Claudio Schwarz | @purzlbaum sur Unsplash

 

Cette entrée a été publiée dans$ s et étiquetée$ s.
This site uses cookies to offer you a better browsing experience. By browsing this website, you agree to our use of cookies.