Culture et langue — L’étroitesse du gouvernement ontarien

Mise en contexte

En Ontario, province canadienne qui jouxte la Québécoise reconnue pour sa majorité francophone, le 1er ministre Ford, unilingue anglophone, soulève l’ire des Canadiens français en imposant son étroite vision à coup de coupures aux programmes universitaires francophones. Et basta l’autre langue officielle canadienne! Ainsi il s’aliène une vaste minorité francophone qui depuis l’imposition de la Loi sur les langues officielles canadiennes adoptée en 1969, jouissait d’équité avec ses compatriotes de langue anglaise.

Défendre le droit à la culture

Élevée et éduquée en français dans un environnement anglophone, la franglaise que je suis s’insurge devant les cafouillis du 1er ministre ontarien. Sans être militante inconditionnelle de l’identité qu’on lie à la langue, je fais plutôt dans la défense culturelle. Celle qui permet à tous d’apprendre, de s’ouvrir à d’autres cultures, d’explorer de nouvelles perspectives et de tisser des liens plutôt que d’ériger des murs.

Si j’affectionne ma langue maternelle, je suis aussi éprise de ma langue adoptive qui enrichit mon quotidien depuis la tendre enfance. Infiniment reconnaissante d’avoir grandi en milieu bilingue et biculturel, je reste sidérée devant l’étrange insistance à renier la formidable occasion d’apprendre une autre langue que « la sienne ».

Le refus d’apprendre

Je ne saisis pas ce déni, ce dédain même de certains à parler une autre langue, à cohabiter avec une autre culture. Je n’imagine pas comment on peut refuser d’apprendre une langue, ne serait-ce que quelques mots pour mieux communiquer — surtout lorsqu’on a la chance inouïe de la côtoyer au quotidien.

Si faciliter la communication engendre plus d’harmonie et renforce le tissu social, pourquoi s’y opposer? Ou pire, pourquoi en entraver l’apprentissage comme le fait le gouvernement ontarien — le même qui a amorcé son accès au pouvoir avec une politique de bière à 1 $?

La culture de l’ignorance

Que dire d’un gouvernement qui préfère ses concitoyens ivres plutôt que cultivés? Au-delà de l’affront envers les minorités, voilà qui fait preuve d’une vision et d’un esprit limités. Car à rejeter l’occasion d’apprendre une autre langue, une autre culture, on cultive sa propre ignorance.

2 thoughts on “Culture et langue — L’étroitesse du gouvernement ontarien

  1. Lynr says:

    Moi ce qui me encourage un peu c est de voir des jeunes anglophones qui veulent apprendre le français. Mais encore tellement de travail à faire. Surtout pour un certain groupe d âge

Comments are closed.